Locataire qui ne paie plus son loyer : la procédure étape par étape

Face à un loyer impayé, la règle d’or est d’agir dès le premier mois : relance amiable immédiate, mise en demeure écrite, activation des garanties (caution ou assurance), puis commandement de payer délivré par commissaire de justice si le bail contient une clause résolutoire.

Plus vous attendez, plus la dette grossit et plus la procédure s’allonge. Voici la marche à suivre, étape par étape.

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Étape 1 — Réagir dans les premiers jours

Dès quelques jours de retard, contactez le locataire par téléphone puis confirmez par écrit (e-mail ou courrier daté). Beaucoup d’impayés se règlent à ce stade : accident de virement, changement de situation, oubli. Ce premier écrit compte double : il ouvre le dialogue et commence à constituer votre dossier. Gardez une trace de chaque échange.

Étape 2 — La mise en demeure

Sans régularisation sous une à deux semaines, envoyez une mise en demeure en recommandé avec accusé de réception : rappel du bail, des sommes dues mois par mois, et demande de paiement sous huitaine. Un courrier précis et factuel pèse lourd devant le juge — un courrier approximatif peut au contraire vous desservir. Les adhérents de l’UNPI Lorraine disposent de modèles vérifiés et peuvent faire relire leur courrier par un juriste avant envoi.

Étape 3 — Activer les garanties sans tarder

  • Caution (garant) : informez la personne qui s’est portée caution dès le premier impayé — c’est une obligation légale du bailleur, et tarder peut réduire ce que vous pourrez lui réclamer.
  • Assurance loyers impayés : déclarez le sinistre dans le délai prévu au contrat (souvent court). Une déclaration tardive est le premier motif de refus d’indemnisation.
  • Locataire bénéficiaire d’aides au logement : l’impayé doit être signalé à la CAF au-delà d’un certain seuil ; le maintien de l’aide, versée alors directement au bailleur, peut être obtenu sous conditions.

Étape 4 — Le commandement de payer

Si le bail contient une clause résolutoire, faites délivrer un commandement de payer par un commissaire de justice. Ce document ouvre au locataire un délai légal — six semaines — pour régler sa dette ou saisir le juge afin d’obtenir des délais. Sans paiement à l’issue, la clause résolutoire produit ses effets et vous pouvez saisir le juge des contentieux de la protection pour faire constater la résiliation du bail.

Étape 5 — L’audience, l’expulsion… et la trêve hivernale

Le juge constate la résiliation, fixe la dette et peut accorder des délais de paiement au locataire. Si l’expulsion est prononcée, elle ne peut être mise en œuvre pendant la trêve hivernale (du 1er novembre au 31 mars), mais la procédure, elle, continue de courir : bien utilisée, la trêve sert à préparer la sortie. Comptez, en pratique, plusieurs mois entre le premier impayé et la récupération du logement — raison de plus pour démarrer tôt.

Depuis juillet 2025 : la saisie des rémunérations simplifiée

La réforme entrée en vigueur au 1er juillet 2025 a confié la saisie des rémunérations aux commissaires de justice, sans passage préalable devant le juge dès lors que vous disposez d’un titre exécutoire. Concrètement : une fois votre créance constatée par le juge, récupérer les sommes sur le salaire du locataire est devenu plus rapide. Nos juristes vous orientent vers la voie de recouvrement la plus efficace selon le profil de votre locataire.

Les 3 erreurs qui coûtent le plus cher

  • Attendre « encore un mois » : la dette moyenne au moment du jugement se chiffre en milliers d’euros, rarement recouvrés en totalité.
  • Agir soi-même (changer la serrure, couper l’eau, retenir les meubles) : c’est pénalement sanctionné et cela retourne le dossier contre vous.
  • Négliger la forme des courriers : une mise en demeure ou un congé mal rédigé fait perdre des mois.

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Chaque semaine compte. Réservez une consultation découverte gratuite avec un juriste de l’UNPI Lorraine ou appelez le 03 83 32 93 10. Adhésion dès 15 €/mois, modèles de courriers et accompagnement inclus.

FAQ - Loyer impayé que faire

Questions fréquentes des propriétaires

En pratique, comptez le plus souvent entre 12 et 24 mois entre le premier impayé et la libération effective du logement, selon la période de l’année et l’encombrement des tribunaux — d’où l’importance d’agir dès le premier mois.

Non : seule une décision de justice exécutée par un commissaire de justice, avec le concours de la force publique si nécessaire, permet une expulsion. Toute voie de fait expose le bailleur à des sanctions pénales.

Les juristes de l’UNPI Lorraine, à Nancy, accompagnent les bailleurs à chaque étape : courriers, activation des garanties, lien avec le commissaire de justice et suivi de la procédure.

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