L’Indice de référence des loyers, plus couramment appelé IRL, a été publié pour le deuxième trimestre 2026. Il s’établit désormais à 148,37, soit une hausse de 1,15 % sur un an.
Cette évolution permet à certains propriétaires bailleurs de réviser le montant du loyer de leur logement. Cette augmentation n’est toutefois ni automatique ni systématique. Elle doit respecter plusieurs conditions, notamment celles prévues dans le contrat de location.
Quel est le nouvel IRL du deuxième trimestre 2026 ?
Selon les données publiées par l’Insee le 10 juillet 2026, l’IRL du deuxième trimestre 2026 atteint 148,37 en France métropolitaine.
À titre de comparaison, il s’élevait à 146,68 au deuxième trimestre 2025. La progression annuelle est donc de 1,15 %.
Cette hausse est légèrement plus importante que celle constatée au trimestre précédent. L’IRL reste néanmoins bien inférieur aux augmentations observées durant la forte période inflationniste des années précédentes.
À quoi sert l’Indice de référence des loyers ?
L’IRL fixe la variation maximale que peut appliquer un propriétaire lors de la révision annuelle du loyer d’un logement loué à titre de résidence principale.
Il concerne notamment les locations vides et les locations meublées du parc privé. Pour pouvoir réviser le loyer, le bail doit obligatoirement comporter une clause de révision annuelle.
En l’absence de cette clause, le propriétaire ne peut pas augmenter le loyer en cours de bail en se fondant sur l’IRL.
Lorsque la révision est prévue, elle peut être effectuée une fois par an, à la date indiquée dans le contrat de location ou, à défaut, à la date anniversaire de la signature du bail.
Quels loyers peuvent être révisés avec l’IRL du deuxième trimestre 2026 ?
Le nouvel indice de 148,37 peut être utilisé lorsque le bail prévoit comme indice de référence celui du deuxième trimestre.
Il faut donc vérifier les informations inscrites dans le contrat de location. Le bail mentionne généralement le trimestre de référence ainsi que la valeur de l’indice applicable lors de la signature.
La publication d’un nouvel IRL ne signifie pas que tous les propriétaires peuvent immédiatement augmenter leur loyer. Le trimestre utilisé doit correspondre à celui prévu dans le bail.
Par exemple, un contrat faisant référence à l’IRL du quatrième trimestre devra attendre la publication du nouvel indice correspondant au quatrième trimestre.
Comment calculer le nouveau montant du loyer ?
Le calcul de la révision annuelle repose sur la formule suivante :
Nouveau loyer = loyer actuel × nouvel IRL ÷ ancien IRL
Prenons l’exemple d’un logement dont le loyer mensuel hors charges est de 800 euros. Le bail prévoit une révision selon l’indice du deuxième trimestre.
Les indices à utiliser sont les suivants :
- IRL du deuxième trimestre 2026 : 148,37 ;
- IRL du deuxième trimestre 2025 : 146,68.
Le calcul est donc :
800 × 148,37 ÷ 146,68 = 809,22 euros
Le nouveau loyer mensuel hors charges pourra ainsi être fixé à 809,22 euros, soit une augmentation d’environ 9,22 euros par mois.
Le propriétaire n’est pas obligé d’appliquer la totalité de l’augmentation autorisée. Il peut décider d’appliquer une hausse plus faible ou de ne pas réviser le loyer.
L’augmentation du loyer est-elle rétroactive ?
Non. La révision annuelle du loyer ne peut pas être appliquée rétroactivement sur plusieurs années.
Le propriétaire dispose d’un délai d’un an à compter de la date prévue pour la révision afin de manifester sa volonté d’augmenter le loyer.
Lorsqu’il effectue sa demande en cours d’année, le nouveau montant s’applique uniquement à compter de la demande. Les mois précédents ne peuvent pas faire l’objet d’un rattrapage.
Une fois le délai d’un an dépassé, la révision non appliquée est définitivement perdue pour l’année concernée.
Comment informer le locataire de la révision du loyer ?
Le propriétaire doit informer clairement son locataire du nouveau montant du loyer.
Il est conseillé d’adresser un courrier ou un courriel mentionnant :
- la clause de révision prévue dans le bail ;
- le montant actuel du loyer hors charges ;
- l’ancien indice de référence ;
- le nouvel indice publié ;
- le détail du calcul ;
- le nouveau montant du loyer ;
- la date à partir de laquelle il s’applique.
Même si l’envoi d’une lettre recommandée n’est pas systématiquement obligatoire, il permet au propriétaire de conserver une preuve de sa demande et de sa date d’envoi.
Peut-on augmenter le loyer d’un logement classé F ou G ?
Les logements considérés comme des passoires énergétiques font l’objet de restrictions particulières.
En France métropolitaine, lorsqu’un bail portant sur un logement classé F ou G a été signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, le propriétaire ne peut pas appliquer la révision annuelle du loyer.
Cette interdiction s’applique même lorsque le contrat comporte une clause d’indexation. Avant toute augmentation, le propriétaire doit donc vérifier la classe énergétique indiquée dans le Diagnostic de performance énergétique du logement.
Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G ne répondent plus, sauf exceptions prévues par la réglementation, aux critères de décence énergétique. Ils ne peuvent donc plus faire l’objet d’un nouveau contrat de location, d’un renouvellement de bail ou d’une reconduction tacite sans avoir préalablement fait l’objet des travaux nécessaires.
L’IRL concerne-t-il les charges locatives ?
Non. L’IRL s’applique uniquement au montant du loyer hors charges.
Les provisions pour charges suivent leurs propres règles. Elles peuvent notamment faire l’objet d’une régularisation annuelle en fonction des dépenses réellement engagées par le propriétaire.
La révision du loyer et la régularisation des charges sont donc deux opérations différentes, qui ne doivent pas être confondues.
Les points à vérifier avant d’augmenter le loyer
Avant toute révision, le propriétaire bailleur doit vérifier plusieurs éléments :
- la présence d’une clause de révision dans le bail ;
- la date prévue pour l’augmentation ;
- le trimestre de référence mentionné dans le contrat ;
- la valeur du précédent IRL ;
- le classement énergétique du logement ;
- le respect du délai d’un an ;
- le calcul du nouveau montant hors charges.
Une erreur dans l’indice utilisé ou dans la date d’application peut entraîner une contestation de la part du locataire.
Une hausse modérée au deuxième trimestre 2026
Avec une augmentation annuelle de 1,15 %, l’IRL du deuxième trimestre 2026 autorise une revalorisation relativement modérée des loyers concernés.
Pour les propriétaires bailleurs, cette révision peut permettre de tenir compte de l’évolution des coûts liés au logement. Elle doit toutefois être appliquée avec prudence, en vérifiant précisément le contrat de location et la situation énergétique du bien.
En cas de doute sur le calcul ou sur la possibilité de réviser un loyer, les propriétaires peuvent se rapprocher de l’UNPI Lorraine afin d’obtenir un accompagnement adapté à leur situation.
